Ligne éditoriale du « Progrès de Saint-Ouen »

S’inspirant du journal local progressiste qu’a été « Le Réveil-93 Hebdo », » Le progrès de Saint-Ouen » doit développer une ligne éditoriale claire, avec sa marque de fabrique identifiable.

Il s’agira de traiter des sujets qui retracent des actions et des luttes au plan local. Le journal doit être un porte-voix, en quelque sorte, des acteurs locaux qui se mobilisent (la présence des habitants au tribunal administratif devient un évènement dans nos colonnes ; les salariés de pro-impec retrouvent avec fierté un moment fort de leur lutte, etc….). Le journal de St-Ouen et Le Parisien ont traité ces sujets, mais notre plus-value est indiscutable et bien perçue. Il s’agit de continuer dans cette voie.

Les grands enjeux de Saint-Ouen nous intéressent. Ils doivent être traités avec objectivité, souligner les problématiques en apportant quelques éclairages. L’article sur le futur parc des docks illustre cette démarche. La page consacrée à l’usine du Syctom est un évènement, compte tenu du nombre d’infos nouvelles qu’elle contient. Le Grand Paris, la ligne 13 et le logement social, doivent être aussi des thèmes à traiter régulièrement.

Les contributions sont bien sûr à rechercher. Celle du rédacteur en chef de « Planète Paix » crédibilise le journal. Nous avons à Saint-Ouen des compétences qui doivent trouver leur place dans le journal.

Les prochains numéros vont permettre d’approfondir notre travail. Réalisation de portraits d’acteurs locaux très engagés dans le mouvement social, par exemple. Ou encore, un reportage sur telle ou telle association, pour l’intérêt qu’elle représente et aussi pour élargir notre lectorat.

Plus d’infos aussi émanant de l’actualité et des quartiers. Plus de brèves, mais pas un condensé de brèves. Nous ne sommes pas un journal électronique où les infos défilent. C’est d’abord sur le contenu que nous marquerons notre différence. Annoncer des initiatives, en rendre compte systématiquement, comme cela se faisait avec le « Réveil » est impensable. De plus, le format A4 sur 4 colonnes laisse peu de possibilités pour développer les infos brèves.

La question des débats qui agitent la ville ou le conseil municipal est une question sensible. Pas évident à traiter. Même chose pour les sujets de société pas nécessairement locaux. Le créneau, plus politique, existe. Ce n’est pas forcément celui du journal, même si nous n’hésiterons pas à intervenir dans certains cas, car nous ne sommes pas neutres. Quoi qu’il arrive, nous devons rester fidèles à notre ligne éditoriale. Les deux premiers éditos ne donnent pas le « la » du numéro, mais donnent des infos sur le journal. C’est mieux comme cela. Nos écrits doivent être positifs, informatifs et clairs sur les objectifs. Ce sera le gage de notre succès auprès des lecteurs attachés aux valeurs de gauche et à leur ville.

La qualité des articles doit être une préoccupation constante. Le responsable éditorial intervient pour aider le rédacteur d’un article, lorsque cela est nécessaire. A la fois rédacteur en chef et secrétaire de rédaction, il veille à la cohérence et à l’équilibre des numéros et au respect de la ligne éditoriale. C’est la règle du jeu, comme dans tout journal. L’expérience du numéro un est un puissant encouragement de ce point de vue.

L’expérience du numéro 1, confirmée par le numéro 2, nous encourage à poursuivre dans cette voie. Finalement l’équilibre éditorial du journal a été rapidement trouvé. Des articles qui donnent à voir, un éclairage spécifique avec un certain recul par rapport à l’actualité, l’accent mis sur les contenus, des sujets non-traités ailleurs aussi, une maquette et des illustrations qui permettent « d’entrer » facilement dans le journal ; tous ces éléments contribuent au sérieux des choix rédactionnels et à la crédibilité d’un produit qui est plus qu’une « feuille de choux », ou un journal vécu comme partisan ou institutionnel (ce qui aurait pu être son destin). L’accueil réservé par nos publics-cibles est excellent. Nous avons comblé une demande, un vide que nous avons ressenti cruellement ces dernières années. « Le Progrès de Saint-Ouen » va s’inscrire dans le paysage médiatique local, c’est maintenant notre conviction.

Texte présenté lors de l’assemblée constitutive de l’association du « Progrès de Saint-Ouen », le 19 novembre 2010.