Un journal relationnel local à Saint-Ouen

Idée : Editer un bulletin ou une lettre consacrée à l’actualité locale à partir de problématiques locales ou générales. On peut s’inspirer de ce que fut « Le Réveil/93 Hebdo ». Si le principe est pertinent pour certains domaines, il ne s’agit pas de couvrir tout le champ local (ne serait-ce en raison de la pagination réduite et du rythme de diffusion). La priorité sera de traiter des questions, problématiques et actions portées par des acteurs locaux. D’être porteur d’une voix et d’une opinion qui ne trouve pas sa place aujourd’hui, dans le paysage médiatique local. Son contenu sera nettement progressiste, car il s’agit de combattre les idées reçues et l’idéologie dominante. La parole sera donnée à des acteurs locaux dont l’action s’inscrit dans un courant progressiste, notamment au plan associatif. Cet aspect central doit devenir la marque de fabrique du journal au fil des numéros. D’autant que l’actualité est traité (ou pas) par ailleurs par des médias disposant d’une force de frappe incomparable. Le traitement du contenu sera notre plus-value, non seulement pour exister, mais surtout pour susciter un autre regard sur des évènements qui nous semblent essentiels au regard de notre ligne rédactionnelle. Nous ne faisons pas mystère du fait que ses rédacteurs soient communistes, et peut être ensuite que des citoyens non engagés dans un parti, les rejoindront. Il sera fait appel aussi à diverses contributions en fonction des sujets. Il s’agit donc d’un journal d’opinion, mais dont le professionnalisme au niveau de la ligne rédactionnelle doit être incontestable, pour être reconnu et s’inscrire durablement dans la réalité locale. Ce qui implique que la rédaction soit indépendante de tout pouvoir et de toute structure partisane ; libre à ses membres de mener une activité publique, par ailleurs. Les intérêts de la publication doivent être guidés par le souci de l’information et de la ligne éditoriale, exclusivement. La création d’une association pourrait donner un fondement pratique et juridique, en termes de moyens financiers à rechercher, d’initiatives de soutien au titre, et pourquoi pas, d’organisation de débats, forums, etc…qui pourraient prolonger l’intérêt de la publication après du public. Réfléchir à cette possibilité et à ses conséquences.

La publication pourrait avoir 4 ou 6 pages, format A4. L’idéal serait d’avoir un article premier par page (sauf la Une) avec un encadré (en lien avec le sujet) et plusieurs brèves en fonction de la place disponible. Maintenant, un article second (sans lien avec l’article principal pourra trouver place. Tout dépendra de l’importance du sommaire. La « Une » devra être travaillée comme un magazine. Pas d’édito, mais peut-être des points de vue en fonction de l’actualité. Il faudra trouver un titre de type journalistique et avec une accroche locale (ex : Les nouvelles de Saint-Ouen ; Saint-Ouen Républicain, Saint-Ouen Progressiste…..), à réfléchir, bien sûr. Le bandeau doit clairement annoncer la couleur (ex : lettre ou bulletin d’informations progressiste de Saint-Ouen). La maquette devra être agréable, avec des titres, des textes et des illustrations (photos surtout), conçus de manière professionnelle. Le lecteur ne doit pas avoir l’impression d’avoir entre les mains quelque chose de bricoler. Cela participe aussi à la crédibilité de la publication. La régularité avec 4/5/6 numéros à l’année, sera un élément d’ancrage auprès d’un lectorat dont il faudra avoir le souci permanent de conserver et d’élargir.

Diffusion : le bulletin sera d’abord électronique. En format pdf de manière à pouvoir ouvrir le document sur l’écran, de l’éditer sur papier et de transférer le fichier vers d’autres destinataires. Ce système doit être notre force. La constitution des fichiers est un gros travail essentiel, ainsi que les mises à jour permanentes. Il faudra créer une boite mail pour les envois en nombre, et recevoir des courriels. Il faudra envisager un tirage papier de chaque numéro, mais en nombre limité. Les envois électroniques doivent constituer la bonne majorité des envois. Des envois par la poste, ne peuvent en l’état, être envisagés pour des raisons de coût évidentes. Par contre, le journal pourra être distribué en certains lieux et manifestations, où se trouve à priori son public. Cela se fera en fonction de l’actualité et des possibilités concrètes de diffusion. Cela permettra aussi de mieux faire connaitre le journal. Mais surtout, les lecteurs et les acteurs locaux « traités » dans chaque numéro, doivent devenir des diffuseurs du journal. Ces relais doivent devenir une source importante de diffusion et de rayonnement du titre.

Qui dit journal, dit rédaction. Guy Carol et Roger Guérin, relance l’aventure du « Réveil », en quelque sorte. Avec beaucoup moins de contraintes de temps et de pagination. Le journal pourrait être écrit par eux-mêmes uniquement. Il ne s’agit pas d’une tache insurmontable. Cependant, il y a un intérêt certain à ce que d’autres signatures contribuent à une diversité d’écriture et donne l’image d’une équipe au fil des numéros. Ce sera le rôle d’une association que d’inscrire dans la durée, une démarche réunissant toutes les contributions et de formaliser les soutiens au journal. Par contre, un comité de rédaction pléthorique par rapport aux possibilités rendrait la tâche compliquée et créerait des frustrations. Ce type de média demande en fait, un fonctionnement souple pour être efficace. Outre le rédactionnel, la photographie (et les photographes) doit trouver sa place dans le journal. Rappelons aussi qu’il s’agit avant tout d’une activité bénévole. C’est sur l’engagement de chacun et avec des moyens non onéreux, que l’aventure du journal pourra prendre réellement son rythme de croisière. Voilà le défi à relever.

Objectifs : Travailler de suite sur un numéro 0 (4 pages) Diffusion, nécessairement restreinte au départ, fin août, tout début septembre. Préparer un numéro pour septembre, puis un autre pour décembre. Faire ensuite une évaluation et envisager le développement de la publication avec la création d’une association.

Initiatives (association « Les amis du titre…. ») un pot de lancement après la sortie du numéro 1 (à Cordon de préférence). un repas de soutien au titre (janvier 2011).

A Saint-Ouen, juin 2010.